Education: une étude basée sur le rapport de l’UNESCO sur les quatre piliers du savoir

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DOI: 10.32749/nucleodoconhecimento.com.br/education-fr/quatre-piliers
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ARTICLE ORIGINAL

RODRIGUES, Zuleide Blanco [1]

RODRIGUES, Zuleide Blanco. Education: une étude basée sur le rapport de l’UNESCO sur les quatre piliers du savoir. Revista Científica Multidisciplinar Núcleo do Conhecimento. An 06, Ed. 01, Vol. 04, pp. 53-60. janvier 2021. ISSN: 2448-0959, Lien d’accès: https://www.nucleodoconhecimento.com.br/education-fr/quatre-piliers, DOI: 10.32749/nucleodoconhecimento.com.br/education-fr/quatre-piliers

RÉSUMÉ

Ce travail reprend comme référence l’ouvrage «L’éducation, un trésor à découvrir – Educação: Um Tesouro a Descobrir» de Jacques Delors, préparé pour l’UNESCO, sur les quatre piliers de la connaissance : apprendre à connaître, à faire, à vivre ensemble et à être, étant une recherche bibliographique. Le problème qui a motivé ce travail est de montrer que le profond changement des cadres traditionnels de l’existence humaine nous place avant le nouvel engagement à mieux comprendre l’autre être social et le monde qui nous entoure. L’objectif général est de sensibiliser les personnes liées au processus éducatif pour se rendre compte que la pratique de l’éducation d’aujourd’hui est basée sur l’opinion que la personne humaine est amenée à prendre soin de facteurs externes, sans l’instigation appropriée de l’autonomie du raisonnement. Les piliers ont des objectifs spécifiques : amener les gens tout au long de leur vie à suivre le chemin de la connaissance de soi, à développer la personnalité de manière intégrale; consolider l’esprit d’équipe, la créativité et le respect des différences; d’éveiller dès le plus jeune âge la conscience qu’une éducation fondée sur les quatre piliers de la connaissance formera les leaders de l’avenir. La conclusion qui clôture l’œuvre montre que l’évolution actuelle de la société, face à la machine de production, exige de nouvelles propositions de l’absorption de la connaissance, de la fabrication, de la coexistence et de la dimension sociale en cette ère de connaissance.

Mots-clés: savoir, faire, coexister, être, modifier.

1. INTRODUCTION

Jacques Delors (2001), dans un travail important pour l’UNESCO, déclare : « Les quatre piliers de l’éducation pour le XXIe siècle », ce qui apporte le mérite d’aider les personnes engagées dans une pratique pédagogique de qualité. Cet auteur affirme que l’expansion des connaissances permet de comprendre l’environnement dans lequel on vit, d’encourager la curiosité, de provoquer la conquête de l’autonomie et d’utiliser le sens critique pour comprendre la réalité. Poursuivant Jacques Delors (2001) dit que l’enfant est efficace pour avoir des connaissances scientifiques par des procédures appropriées, ce qui le rapproche de la science. Le constructivisme, la théorie de Jean Piaget sur la construction de la connaissance, tient compte du fait que les enfants aiment la science pour la possibilité de comprendre le sens scientifique du monde et d’agir sur elle. Splitter et Sharp (1999, p. 63):

Au moins en théorie, une approche constructiviste est considérée comme préférable à la didactique dépassée où l’enseignant et/ou le livre représentent « la vérité » sur la science, et où la tâche des élèves et d’apprendre que la vérité, indépendamment de toutes les croyances et les compréhensions (ou confusions), eux-mêmes peuvent l’amener à la classe de sciences.

Ainsi, les auteurs disent que l’objectif pédagogique poursuivi par les professeurs de sciences est d’introduire ces croyances et compréhensions dans les classes, dans le but de fournir aux élèves des connaissances scientifiques qui leur permettent d’évaluer le monde.

Cela dit, les quatre piliers de l’éducation devraient guider les actions des éducateurs pour développer un apprentissage adapté aux transformations vécues par rapport à la réalité. Ils soutiennent également la formation holistique de l’individu, avec des compétences pour argumenter, offrir des opinions raisonnées, contre l’argumentation de l’adage avec un raisonnement logique et d’atteindre le jugement final.

Apprendre à connaître conduit à une compréhension du monde qui l’en est, l’ouverture à la connaissance de l’un et de l’autre, ce qui l’empêche de l’ignorance.  Apprendre à faire conduit à la pratique des connaissances absorbées, ce qui vous éloigne de l’immobilisme. Apprendre à vivre ensemble le dirige vers le travail d’équipe, ce qui l’éloigne de l’isolement. L’apprentissage d’être qui solidifie les piliers et les harmonise pour se conformer à l’être humain intact.

Les quatre piliers sont interdépendants et forment un seul apprentissage. Cela oriente la personne humaine vers la construction des connaissances, des compétences, de la capacité de discerner, d’agir et d’évaluer d’une manière large et intégrale.

Jacques Delors (2001) suggère comme une nécessité l’apprentissage tout au long de la vie dans un monde qui aspire à des connaissances raisonnées, le formateur d’hommes capables de prendre des décisions, où la justice, l’ordre et les résultats positifs prévalent. Par conséquent, pour former l’homme qui cherche à comprendre l’essence des phénomènes, intacte et, qui permet à chacun un monde meilleur de vivre. Cette fois, l’étude des quatre piliers est un complément plausible pour ceux qui s’engagent à une éducation de qualité.

2. LES QUATRE PILIERS DE L’ÉDUCATION DU XXIE SIÈCLE

Les quatre piliers de l’Éducation du XXIe siècle que Jacques Delors (2001) désigne à l’UNESCO, sous la forme d’un rapport, comprennent : Apprendre à connaître, apprendre à faire, apprendre à vivre et apprendre à être. Nous présentons ci-dessous une brève discussion de chacun de ces piliers.

2.1 APPRENDRE À CONNAÎTRE (APPRENDRE À APPRENDRE)

Ce pilier traite de la compréhension du monde que nous habitons et de nous-mêmes, de l’objectif de vivre dignement, de la nécessité de développer des capacités adaptées à la réalité actuelle, axées sur le raisonnement logique avec autonomie.

Ainsi, dès son plus jeune âge, il est essentiel de susciter l’intérêt pour les nouvelles découvertes, en instrumentalisant la connaissance avec des paradigmes mis à jour.

Les connaissances évoluent rapidement et dans diverses directions, ce qui rend la connaissance totale presque impossible. L’indiqué par ce pilier de l’apprentissage du savoir est de rechercher la culture générale large et de se concentrer sur certains sujets d’intérêt, en approfondissant les détails pour les rendre grands. La culture générale facilite la communication, alors que vous avez déjà la connaissance d’autres langues. Avec des connaissances approfondies dans d’autres langues, l’individu ressent la facilité de communication et d’interaction avec les autres et peut rester coopératif en toutes circonstances.

Apprendre à apprendre est composé de l’ensemble nécessaire de l’apprentissage de savoir et nécessite la mise à jour constante dans l’exercice de la mémoire et la pensée, en plus de prêter attention aux choses et aux gens. La rapidité avec laquelle l’information se produit, en raison de l’évolution rapide des moyens technologiques, peut nuire à la rencontre avec les découvertes, car elles nécessitent plus de temps pour atteindre les connaissances reçues. Ce temps est primordial dans l’exécution des tâches quotidiennes telles que la participation à des jeux, mise à jour continue, voyage, tâches scientifiques pratiques et d’autres.

Les enseignants font généralement leurs plans de leçon avec des améliorations de contenu et des techniques qu’ils appliqueront, mais oublient de penser et de planifier ce que les élèves feront avec ou sur ce contenu. Comme le dit Doug Lemov (1967) : Il est crucial de penser et de planifier les activités étudiantes. Il vous aide à voir la leçon de leur point de vue et à les garder engagés de façon productive.

Les experts du cerveau disent que les enfants devraient être préparés dès le début à exercer les différents types de mémoire. L’exercice de la mémoire, où les idées et les images sont stockées, doit être préservé. Cela ne s’applique pas à l’exercice de la mémoire associative, qui est la capacité du cerveau à se rappeler par association. Par exemple: le simple souvenir de l’odeur d’un aliment, peut nous chasser ou nous s’il vous plaît en contact avec le même plat, plus tard. La mémoire, en tant que fonction cognitive, permet à la fois des informations actives et transitoires (METRING, 2014). Cet auteur poursuit en déclarant que la mémoire inclut des capacités de stocker, de rappeler et de reconnaître des faits et des activités cognitifs, tels que : la compréhension, l’apprentissage et le raisonnement.

La pensée, qui fait partie intégrante de l’apprentissage de la savoir, doit contempler des situations du concret à l’abstrait, de la méthode inductive à la méthode déductive. Dans la méthode inductive, la pensée va de l’induction à l’achèvement. Dans la méthode déductive, la pensée va de l’analyse générale à l’analyse particulière, à l’achèvement.  Dans l’exercice de la pensée, il faut opter pour la méthode, qui correspond le mieux au cas. Ou en utilisant les deux entrelacés.

Apprendre à connaître doit faire partie du développement humain tout au long de son existence, et deviendra un apprentissage efficace en étant capable de produire chez les gens l’impulsion et les fondements de leurs activités.

2.2 APPRENDRE À FAIRE

Comment apprendre à apprendre à faire de l’apprentissage à savoir est évolutif et incertain? Si nous parlons d’évolution, l’enseignement à faire acquiert diverses conjonctures. Ainsi, l’apprentissage est également évolutif bien que les routines pédagogiques continuent d’avoir une valeur formatrice, qui ne peut être négligée, parce qu’elle compose leur compétence personnelle.

La compétence personnelle permet de mettre en pratique des connaissances intelligentes, ce qui est valorisé pour ce faire. Il ne suffit pas de le faire, il faut être créatif et innovant, faire pour son intelligence étudiée et organisée avec laquelle les machines deviennent plus intelligentes, facilitant le travail et gagnant en production.

Il en résulte des exigences en matière d’éducation qui vont au-delà du travail de routine, de la formation technique et professionnelle, de l’adaptation au travail d’équipe collectif, qui font preuve de créativité, d’initiative, sont audacieuses et sujettes aux défis. Pour Kamii (2003), l’éducateur lorsqu’il interagit avec l’enfant, met l’accent sur l’apprentissage de mettre leurs propres idées.

Le développement dans le secteur des services aujourd’hui ne peut pas être résistant au changement, bien que le nouveau, parce qu’il fait face à l’inconnu, peut déstabiliser le plancher du travailleur. Le chef d’entreprise, qui assume un engagement personnel envers le travail et le travailleur, peut devenir un agent transformateur, développant des compétences pour communiquer, travailler en équipe, gérer et résoudre les conflits, compétences importantes requises dans le commandement d’une entreprise.

Le travail salarié existe depuis qu’il est devenu pratique, l’échange de la main-d’œuvre contre le salaire. Cette phase de travail se caractérise par une relation interpersonnelle de dépendance. C’était ce qu’on appelait l’ère industrielle. Auparavant, nous avons connu l’âge de l’agriculture, pour lequel les relations interpersonnelles étaient presque nulles, parce qu’elle était caractérisée par l’individualisme. Le développement des services, en cette ère de connaissance, n’est même pas dû à la dépendance, moins même par l’individualisme. La demande est pour le travail collectif, avec la relation sociale et efficace efficace entre les personnes.

De plus en plus, la réalité dans laquelle nous vivons est à la portée de former le professionnel social, lié à la culture scientifique avec accès à une technologie mise à jour, ajouté aux capacités d’innovation et de création du contexte local.

2.3 APPRENDRE À VIVRE ENSEMBLE, APPRENDRE À VIVRE AVEC LES AUTRES

Comment participer à la création de l’avenir ? Apprendre à vivre ensemble. Vivre et travailler avec les autres, présenter des propositions, participer à des plans et des projets, célébrer les réalisations, en famille et au travail, c’est l’orientation de l’apprentissage fondamental. Dans l’éducation, le même apprentissage s’applique. Par conséquent, il est essentiel d’apprendre à vivre avec les autres, en ce qui concerne la dignité, la diversité, les compétences de l’un et de l’autre et d’exclure l’intimidation de la vie sociale. Travailler sur des projets d’intérêt commun, ce qui implique une nouvelle attitude envers soi-même, l’autre et la réalité.

La découverte de l’autre nous permet de mieux nous connaître, car elle implique d’agir dans le domaine des attitudes et des valeurs. L’empathie entre dans ce jeu, sachant oney il est possible de mettre la place de l’autre et d’apprendre que la coexistence pacifique peut être le moyen de parvenir à un avenir meilleur. L’approfondissement de l’enseignement de la diversité religieuse, ethnique et culturelle peut être fondamental pour cet apprentissage, parce que la connaissance est un instrument actif dans l’évolution des paradigmes comportementaux.

Apprendre à vivre ensemble est le mécanisme d’éducation pour le développement des personnes. Cette éducation devrait tendre vers des objectifs communs, atténuant les différences. Lorsque l’on travaille en coopération dans les activités sportives, les activités culturelles, les présentations de salons du livre, les professions, la tendance est d’établir une coexistence de l’aide, l’enchaînement des idées et la joie. Les conflits perdent de la force et font place à la construction d’un groupe cohérent, harmonieux et heureux, étant une référence pour la vie future.

2.4 APPRENDRE À ÊTRE

Pour Kant, à la fin du XVIIIe siècle: l’homme est la seule créature qui a besoin d’être éduqué, et continue Charlot (2000), l’homme naît inachevé, a besoin de faire lui-même, est fragile, mais a la plasticité, n’est pas comme l’animal irrationnel défini par l’espèce, alors il se définit tout au long de son histoire.

Le rapport soumis à l’UNESCO avertit que l’éducation est un processus continu et permanent, constamment mis à jour et qu’il est de pleine qualité. Ainsi, apprendre à être contribue à la formation intégrale de l’individu, dans tous les secteurs de la connaissance, à savoir l’intelligence, les compétences de pensée et les critères de raisonnement logique, l’argumentation basée sur la culture, les diversités et les connaissances scientifiques.

Enfin, l’apprentissage tout au long de la vie ne se limite pas aux enseignements pédagogiques en classe, mais est basé sur l’interaction avec l’autre et avec sa propre pratique. Nous savons que l’enfant apprend beaucoup de ses pairs dans n’importe quel environnement qu’ils sont, apprendre beaucoup de ce qu’ils voient et entendent dans le monde. Tant en classe qu’à l’extérieur, les enfants acquièrent la capacité de discuter et d’explorer les questions pertinentes dans un contexte de confiance et de respect mutuels. (SPLITTER et SHARP, 1999)

Apprendre à être valorisé dans le monde d’aujourd’hui en préparant l’individu tout au long de la vie à développer l’apprentissage de la savoir, apprendre à faire, apprendre à vivre ensemble et apprendre à être, dans le sens littéral du mot ÊTRE en tant que personne. L’apprentissage doit faire partie intégrante, sans négliger toute potentialité de chaque individu.

3. CONSIDÉRATIONS FINALES

Ce travail sur les quatre piliers de la connaissance pour une éducation de qualité du XXIe siècle, en mettant l’accent sur le rapport de Jacques Delors, nous met à relever le grand défi d’une éducation holistique, active dans les domaines de la médecine, de la psychologie, de l’écologie, de la formation pédagogique pour changer notre histoire et réaliser de nouvelles réalisations. Puissions-nous parvenir à une société plus juste et solidaire et, surtout, croire au pouvoir transformateur de l’éducation.

RÉFÉRENCES

CHARLOT, Bernard. Da relação com o saber: elementos para uma teoria. Tradução de Bruno Magne. – Porto Alegre : Artmed, 2000.

DELORS, Jacques e outros. Educação: um tesouro a descobrir – 5 eds. – São Paulo: Cortez: Brasília, DF: MEC: UNESCO, 2001.

DOUG, Lemov. Dados Internacionais de Catalogação na Publicação (CIP), (Câmara Brasileira do Livro, SP. Brasil – Aula nota 10: 49 técnicas para ser um professor campeão de audiência: Tradução de Leda Beck; consultoria e revisão técnica Guiomar Namo de Mello e Paula Louzano – São Paulo: Da Boa Prosa, 2011.

KAMII, Constance. A Teoria de Piaget e a Educação Pré-Escolar – Tradução de José Morgado – 3 ed. Instituto Piaget – Lisboa – 2003.

METRING, Roberte Araújo. Neuropsicologia e aprendizagem: fundamentos necessários para planejamento de ensino. 2 eds. – Rio de Janeiro: Wak Editora, 2014.

PIAGET, jean. O Nascimento da Inteligência na Criança – Tradução de Álvaro Cabral, 4 eds. LTC Editora – Livros Técnicos e Científicos Editora S. A. 1966

SPLITTER, Laurence J. e SHARP, Ann M. Uma Nova Educação: A Comunidade de Investigação na Sala de Aula – Tradução Laura Pinto Rebessi – Editora Nova Alexandria Ltda. 1999.

[1] Maîtrise en éducation, histoire, politique et société – PUCSP.

Soumis : décembre 2020.

Approuvé : janvier 2021.

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